Carte du ciel

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Dresser un horoscope constitue un petit travail mathématique que toute personne un peu au courant de la cosmographie sait faire. Il n’y a là aucun mystère. Il s’agit simplement de faire une carte du Ciel par maisons astrologiques pour un lieu terrestre et une heure donnée.

Il convient donc avant tout de connaître exactement l’heure du thème. La chose est souvent impossible surtout quand il s’agit d’une naissance, car la minute et même le quart d’heure sont alors ordinairement négligés. L’erreur de cette première donnée entache le travail tout entier et si, dans la pratique, on est obligé de se contenter d’une bonne approximation, en réalité pour les expériences on ne devrait user que d’une rigoureuse exactitude.

 

Voici comment on procède :

 

Opération n° 1 : Trouver la longitude et la latitude du lieu géographique avec une table des positions géographiques, ou bien à l’aide d’un atlas.

 

Opération n° 2 : Trouver l’heure de Greenwich en partant de l’heure officielle ; s’il s’agit d’une heure d’été, comme c’est parfois le cas depuis 1916, retrancher d’abord une heure pour revenir à l’heure solaire (bien que le terme ne soit pas tout à fait exact). Ensuite, pour la France et pour toutes les naissances comprises entre le 15 mars 1891 et le 11 mars 1911 il suffit de retrancher 9 m 21 sec pour avoir automa-tiquement l’heure de Greenwich. Depuis 1911 l’heure légale se confond avec l’heure de Greenwich, sauf pendant les périodes où l’heure d’été est en vigueur. Cette heure servira uniquement pour placer les Planètes (et non les Maisons).

 

Opération n° 3 : Trouver l’heure locale en ajoutant à l’heure légale la valeur de la longitude pour les lieux situés à l’Est ou en retranchant pour les lieux situés à l’Ouest. Pour la France on peut se rappeler que jusqu’au 15 mars 1891 il n’y a pas de correction à faire, chaque région ayant son heure locale (tout au moins en théorie). Entre cette date et le 11 mars 1911 c’était l’heure du Méridien de Paris qui était obligatoire dans toute la France. Il faut donc que la longitude soit mesurée à partir de ce méridien. Depuis c’est l’heure du méridien de Greenwich qui est obligatoire dans toute la France, mais ne pas négliger l’introduction de l’heure d’été depuis 1916.

 

Opération n° 4 : Trouver le Temps sidéral (TS). En général les éphémérides donnent le TS pour midi. Pour avoir le temps sidéral du thème, il faut ajouter ou retrancher les différences entre midi et l’heure du thème : pour 10 h on retranchera deux heures, pour 14 heures on ajoutera deux heures. Si le TS est donné pour 0 h il suffit alors d’ajouter l’heure.

 

Opération n° 5 : Inscrire les Maisons sur un graphique zodiacal. Pour cela il faut, soit calculer la pointe de Maisons en fonction de la méthode de domification choisie [1], soit utiliser une table des Maisons comportant une latitude voisine de celle du lieu (il ne faudrait pas que l’écart soit supérieur à 30’). L’usage d’une telle table ne soulève donc aucun problème. Dans certains cas, pour le MC et l’AS, il est logique de faire une interpolation soit entre deux latitudes, soit entre deux TS selon le cas.

 

Opération n° 6 : Calculer les positions des Planètes pour l’heure de Greenwich qui a été trouvée dans l’opération n° 2. Pour cela il faut déterminer le « pas » de chaque astre en 24 h et faire une interpolation (VCM) en tenant compte de l’écart entre Midi et l’heure du thème. Une telle opération peut se faire avec une règle de trois, mais ce n’est pas nécessaire, on trouve des tables numériques suffisamment précises pour éviter tout calcul. Pour les astres lents : Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton, on pourra les inscrire sans aucune modification vu que l’écart ne peut pas dépasser 6’ env. pour 12 heures.

 

Opération n° 7 : Inscrire les aspects. On sait que deux astres sont en conjonction lorsque la longitude est identique. Pour trouver le point d’impact des autres aspects il faut ajouter à la position du thème : 60° pour le premier sextil, 90° pour le premier carré, 120° pour le premier trigone, 180° pour l’opposition, 240° pour le second trigone, 270° pour le second carré, 300° pour le second sextil.

Au début on peut marquer ces points sur la carte et leur accorder un orbe de 7° de part et d’autre. Avec un peu de pratique, toutes ces opérations se feront sans prendre de notes, simplement à vue d’œil.

 

Opération n° 8 : Inscrire les « élémentes accessoires » (ou que l’on peut considérer comme tels) : Parallèles de Déclinaison, Part de Fortune, Nœuds de la Lune, principales étoiles fixes. Pour ces dernières adopter un orbe très restreint de 1° ou 2°. De tous ces facteurs secondaires ce sont probablement les Parallèles (VCM) qui sont les plus intéressants.

Carte du ciel vierge

Modèle de graphique zodiacal pour dresser une carte du Ciel

Source : Traité d'Astrologie générale, P. -V. Piobb / Dictionnaire astrologique, H. -J. Gouchon
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Posté le 15/10/2018 10:16:33