Du zodiaque et de ses divisions

Nous avons défini le Zodiaque comme étant un cercle oblique (par rapport à l’équateur céleste), d’une largeur de 17° environ, et divisé en douze parties égales — de 30° chacune — appelées signes.

Cependant, si l’on veut comprendre les conceptions anciennes, il convient de considérer le zodiaque comme un « ensemble de douze idéographismes caractérisant le dodécagone ». Dans ces conditions le Zodiaque céleste — qui n’est autre que la zone de l’écliptique — n’existe que par effet d’un report cosmographique d’un dodécagone « zodiacalement » signifié.

 

*
*    *

 

Géométriquement, le Zodiaque-cercle est un duodénaire résultant de la division de la circonférence en douze arcs égaux. On remarquera que cette division est obtenue par une multiplication. En effet, multiplier c’est reporter plusieurs fois une racine pour circonscrire l’espace. En construisant quatre triangles équilatéraux aux quatre points cardinaux du cercle, on reporte la racine, constituée par un triangle, en partant de chacun des sommets possibles autant de fois qu’il y a de ces derniers. Il y a quatre sommets possibles ; c’est donc 4 à multiplier par 3 (racine du triangle).

De plus, les considérations que les astrologues ont faites sur les rapports entre ses divers signes sont tirées des éléments de la géométrie du cercle.

Par exemple, le nombre 12 est un nombre qui exprime l’accomplissement du divin (3) dans la matière (4) : 12 = 3 x 4. Mais c’est aussi la capacité de la matière (4) à manifester Dieu (3) : 12 = 4 x 3. On peut donc considérer le douze comme étant d’une part l’action du divin sur la matière, et d’autre part l’action de la matière qui se conforme au divin.

Ainsi le douze contient en lui l’expression des deux mouvements de l’involution et de l’évolution : dans l’involution, on part du 3 (de Dieu manifesté, trinitaire) pour arriver au 4 (symbole de la matière), et dans l’évolution on fait le chemin inverse en partant de la matière (4 comme les quatre éléments) pour retourner au Père (3 comme les trois agents alchimiques). C’est par ce double mouvement que Dieu prend conscience de lui-même à travers sa création et réciproquement.

Pour l’étude du zodiaque, on pourra donc s’appuyer sur la décomposition mathématique du nombre 12 :

12 = 1 x 12 = 2 x 6 = 3 x 4 = 4 x 3 = 12 x 1

 

*
*    *


Cependant la seule géométrie du cercle ne constitue pas un Zodiaque. Dans un duodénaire purement géométrique, les douze points du cercle ne se trouvent différenciés que par leur origine triangulaire. Entre eux ils ont des fonctions identiques, tandis que dans un Zodiaque, chacun des points a une valeur précise. Celle-ci ne se déduit pas de la géométrie, ce qui laisse à penser qu’un autre ordre d’idées a été superposé.

En 1911, dans son ouvrage intitulé L’Evolution de l’Occultisme et la Science d’aujourd’hui, Pierre PIOBB affirme que cet ordre d’idées est énergétique. Il y présente les idéographismes zodiacaux renversés et considérés comme des schémas de phénomènes hydrodynamiques, classés en potentiel, intensité et quantité.

Il ajoute que le Zodiaque-écliptique doit se définir comme un cercle type où la notion de quantité est la principale, raison pour laquelle il place le point d’origine — point gamma [1] — en Bélier, signe d’ordre dynamique et de quantité.

Dans ce cercle, les signes se succèdent de la façon suivante :

1. Bélier, quantité    
2. Taureau, potentiel } DYNAMIQUE
3. Gémeaux, intensité    
       
4. Cancer, quantité    
5. Lion, potentiel } ENERGETIQUE
6. Vierge, intensité    
       
7. Balance, quantité    
8. Scorpion, potentiel } STATIQUE
9. Sagittaire, intensité    
       
10. Capricorne, quantité    
11. Verseau, potentiel } CINEMATIQUE
12. Poissons, intensité    

 

Selon lui, ce système explicatif permettrait de comprendre, d’une part, l’origine des idéographismes zodiacaux, et d’autre part, les qualités attribuées aux signes par les anciens astrologues : les fixes, les communs et les mobiles.

1. Le point gamma, suivant une expression consacrée, vient de ce que l’idéographisme du Bélier ressemble à la lettre grecque gamma (γ), la première de cet alphabet. A noter que diamétralement opposé se trouve la Balance dont l’idéographisme ressemble à la lettre grecque oméga (Ω), dernière de ce même alphabet.

Invité
Posté le 14/12/2018 00:08:35