Planètes - généralité

Compréhension des planètes

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En astrologie, les planètes sont les astres composant le cosmos solaire, expression grecque voulant dire « monde ». Mais comme pour nous, habitants de la Terre, le monde se compose de notre astre et de tout ce qui est autour, il s’ensuit que l’on appelle « cosmos » un groupe de corps célestes composé d’une étoile centrale et de plusieurs planètes avec leurs satellites. Dans ces conditions le cosmos terrestre est formé du Soleil et de toutes les planètes que nous connaissons.

Selon le grec, planètes veut dire astre mobile donc aussi le Soleil et la Lune.

Ainsi, les anciens — c’est-à-dire surtout Ptolémée — ne considéraient que sept planètes correspondant aux sept jours de la semaine :

Abréviation Nom de l'astre Jour de la semaine
Soleil Dimanche
Lune Lundi
Mars Mardi
Mercure Mercredi
Jupiter Jeudi
Vénus Vendredi
Saturne Samedi

 

L’Astrologie moderne, en revanche, tient compte des planètes lentes découvertes récemment :

  • Uranus (découverte par Herschel en 1781)
  • Neptune (Le Verrier en 1846)
  • Pluton (Tombaugh en 1930)

 

On pourrait alors s’étonner que les anciens ne mentionnent que sept astres ; on pourrait croire que la science astrale se trouve infirmée par les découvertes de ces dernières. Ce serait là une conclusion téméraire ; tout porte à croire que les astres du système solaire — connus ou supposés — sont au nombre de douze (dont onze planètes).

Or, si on réfléchit, on verra que toute la science astrale est construite avec ce nombre de douze pour fonction. Ce serait donc une vérité déjà connue des anciens. Et alors la théorie astrologique demeure intacte puisque en Kabbale, on apprend avec quelque justesse que raisonner par 7 ou par 12 c’est en somme raisonner de la même façon [1].

 

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Il resterait donc deux planètes à découvrir.

La première aurait été détruite et serait actuellement la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Ces astéroïdes seraient les débris d’une seule planète, appelée Junon, qui serait à l’origine de la formation de la Lune suite à une collision.

On a longtemps supposé l’existence d’une seconde planète, appelée Vulcain, orbitant entre le Soleil et Mercure. En effet, en 1860, Urbain Le Verrier expliquait les avances de phases de Mercure, non justifiées par l’influence des autres planètes connues, par l’existence de cette dernière. Il est aujourd’hui admis que celle-ci n’existe pas.

Cependant, depuis 1985, des astrophysiciens modernes, tels que Matese et Withmire, tentent de prouver l’existence d’une planète gazeuse située dans le nuage d’Oort, appelée Proserpine.

Nota. — La découverte tardive de ces cinq dernières planètes n’implique pas que leur influence n’existait pas auparavant, mais le degré d’évolution de l’humanité ordinaire ne permettait pas d’en percevoir l’énergie subtile et il n’était jusqu’alors pas nécessaire qu’elle lui fût révélée.

 

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De sorte, la Terre attirée déjà par le Soleil, est aussi attirée par dix autres planètes, lesquelles lui font subir des perturbations d’ordre matériel et spirituel. Il y a donc lieu d’étudier intrinsèquement chacun de ces astres, le Soleil y compris et d’y ajouter la Lune, satellite de la Terre qui tourne autour de nous dans la zone zodiacale suivant une courbe elliptique.

1. On obtient le nombre 7 en abaissant de chaque sommet du dodécagone des perpendiculaires au diamètre depuis les sommets de la figure. Ainsi l’on a, avec les deux points extrêmes, sept points par ce que l’on appelle une projection linéaire — diamétrale en l’espèce.

Source : Traité d'Astrologie générale, P. -V. Piobb
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Posté le 20/03/2019 16:15:01