Bacon, Roger (1214 - 1294)

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Roger Bacon, surnommé le « Docteur admirable », il est pour son époque un esprit novateur, soucieux du progrès de la science.

Né en 1214 à Ilchester, il étudie à Oxford où il assimile rapidement toutes les sciences. Il obtient à Paris le grade de docteur en théologie, revient en Angleterre et entre dans l’ordre de saint François. Il passe plusieurs années dans le couvent des Franciscains à Paris, où il souffre de l’ignorance et de l’intolérance de ses confrères. Il s’applique avec ferveur à l’étude des phénomènes de la nature.

Parallèlement, il apprend les langues latine, grecque, hébraïque, arabe, pour lire les Anciens dans le texte original. Il considère les mathématiques comme la clé de voûte des autres sciences. Il substitue à l’autorité d’Aristote, l’autorité de l’expérience. Il s’entoure d’un grand nombre de jeunes gens qu’il instruit et qui l’aident dans ses recherches expérimentales.

Il dépense en expériences plus de deux mille livres, somme considérable pour l’époque. Il arrive à des découvertes exceptionnelles en astronomie, en physique, en chimie et en médecine. Il est le premier à s’apercevoir de l’erreur du calendrier Julien par rapport à l’année solaire et propose en 1264 à Clément IV de le rectifier. Mais il n’est pas écouté. Il est aussi le premier à étudier l’action des lentilles et des verres connexes, à inventer les lunettes pour les presbytes et il décrit avec précision le mécanisme de l’oeil.

Ses observations astronomiques lui valent d’être accusé de magie et suscitent la haine de ses contemporains. Clément IV lui ayant demandé un exposé détaillé de ses inventions, Bacon lui envoie son Opus majus et quelques instruments de mathématiques qu’il a inventés, et propose de les présenter lui-même à Rome. Cette infraction aux réglements des supérieurs de son ordre, lui enjoignant de ne pas communiquer ses écrits à qui que ce soit, va lui être fatale. Il se défend de l’accusation de magie : « Parce que les choses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez oeuvre du démon. Les théologiens et les canonistes dans leur ignorance les abhorent comme des productions de la magie. » Mais ses ouvrages sont condamnés parce qu’ils renferment des « nouveautés dangereuses et suspectes ».

Il est emprisonné pendant quinze ans. On enchaîne ses livres aux tablettes de la bibliothèque des Cordeliers d’Oxford, où ils sont rongés par les vers. Il n’est relâché qu’en 1292, accablé d’infirmités et vient mourir à Oxford un an après sa remise en liberté.

Il doit être considéré comme l’un des fondateurs de l’optique ; il met au point la théorie des miroirs ardents ; il explique, le premier, la formation de l’arc-en-ciel par l’action des rayons réfléchis et réfractés dans un milieu diaphane.

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Posté le 23/05/2019 16:51:19